
Mont du Lyonnais et du Beaujolais (Rhône, Loire)
Depuis 2005, les recherches historiques et archéologiques s’inscrivent dans la diachronie et s’intéressent aux gisements miniers filoniens et stratiformes du Lyonnais et du Beaujolais.
Depuis 2005, les recherches historiques et archéologiques s’inscrivent dans la diachronie et s’intéressent aux gisements miniers filoniens et stratiformes du Lyonnais et du Beaujolais. Du Moyen âge à la période contemporaine, les ressources recherchées et exploitées sont principalement des métaux non ferreux, principalement du plomb, de l’argent et du cuivre, des substances aux applications industrielles, telles que la baryte, la fluorine et la pyrite, mais aussi de houille. Les opérations d’archéologie programmée prennent différentes formes depuis l’inventaire patrimonial des vestiges jusqu’à la réalisation de fouilles dans le cadre de l’archéologie programmée. Les relevés topographiques et archéologiques des vestiges existants, en surface et en souterrain, prennent une place importante. Les recherches permettent de mesurer l’étendue des techniques mises en œuvre et leur mise en œuvre. En s’appuyant notamment sur les sources documentaires, manuscrites, dactylographiées ou publiées, elles permettent également de déterminer les conditions d’exploitation, autant en s’intéressant au contexte géologique qu’aux aspects sociaux économiques et juridiques qui conditionnent l’activité minière. L'archéologie permet également de mesurer l'impact des mines sur les sociétés et l’environnement autour des gisements exploités.
Entre 2013 et 2018, les sites miniers situés aux environs de Tarare (69), à Joux, ont fait l’objet de campagnes archéologiques programmées successives, de relevés et de fouilles. Les découvertes permettent de mieux saisir les techniques mises en œuvre notamment pour l’abattage de la roche, les dynamiques minières et la gestion des déchets d’abattage. Des analyses radiocarbones et dendrochronologiques ont été réalisés sur du mobilier ligneux afin de dater précisément les phases d’exploitations minières. Parmi les découvertes remarquables, une voie de roulage en bois datant de la seconde moitié du XVe siècle a notamment été mise à jour dans l’une des galeries.
Depuis 2015, des campagnes de prospections et de relevés sur les mines du Haut Beaujolais, permettent de mieux saisir les modes opératoires des exploitations minières qui permettent d’extraire le plomb, l’argent et le cuivre. Ces opérations s’intéressent particulièrement aux mines du XIXe siècle et du début du XXe siècle, qui sont assez bien documentées par les archives.
Depuis 2020, les recherches archéologiques se concentrent sur les gisements de cuivre de l’ancienne concession minière de Sain-Bel (69) qui se trouvent dans les monts du Lyonnais, dans la vallée de la Brévenne. Les opérations d’archéologie programmée se focalisent sur les anciennes mines qui se situent sur la commune de Chevinay (69). Les campagnes de prospection et de fouille, ainsi que le dépouillement de diverses archives, permettent de mesurer les conditions d’exploitation du cuivre entre la fin du Moyen Âge et le XVIIIe siècle. Un réseau minier a en particulier été retrouvé grâce aux fouilles archéologiques. L’étude des traces laissées et de l’architecture des espaces souterrains démontre qu’il s’agit d’un ensemble de galeries exploratoires d’un amas stratiforme qui ont été créées durant trois phases, la dernière datant certainement du XVIIIe siècle. Jusqu’à nos recherches sur le terrain, les sources jusqu’alors connues démontraient qu’une activité minière existait dans le Lyonnais, en particulier dans la vallée de la Brévenne, dès la fin du XIVe siècle, dès le XVe siècle pour le cuivre. Les premières découvertes archéologiques sur le site minier de Chevinay révèlent que le gisement est investi au XIVe siècle, repoussant ainsi d’environ un siècle l’exploitation du cuivre du Lyonnais et du Beaujolais. Les recherches sur le terrain se poursuivront ces prochaines années.
Opération archéologique
• Type d'opération : fouille programmée
• Dates : depuis 2005
• Surface : --
• Type d'aménagement : --
• Suivi scientifique : DRAC - SRA Rhône-Alpes
Nature des vestiges
• Périodes : Temps modernes, Époque contemporaine
• Sujets et thèmes : mine
Intervenants
• Responsable d'opération : Gérald BONNAMOUR
• Équipe de fouille : Association EESV, bénévoles, archéologues (Arkemine et autre)
• Équipe de post-fouille : Gérald BONNAMOUR
• Collaborations : Laboratoire Traces (UMR 5608, université de Toulouse), Achéolabs, Centre de datation par le radiocarbone de Lyon
• Aménageur : --

Publications
BONNAMOUR G., BONNAMOUR R. (2011) – Les mines du Lyonnais, du Beaujolais, une histoire récente ?, Rapport de prospection pluriannuelle, S.R.A. Rhône-Alpes, 2011, 205 p.
BONNAMOUR G. (2007 à 2010) – Les mines du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez. Prospection pluriannuelle, Rapport intermédiaire. S.R.A. Rhône-Alpes.
BONNAMOUR G. avec la coll. BONNAMOUR R. (2023) – « L’utilisation du bois dans les mines médiévales et modernes du Lyonnais et du Beaujolais. L’exemple de la mine de Cella à Joux (69) », in : MEUNIER E., FABRE J.-M., HIRIART E., MAUNE S., TAMAS C.G., Mines et métallurgies anciennes. Mélanges en l’honneur de Béatrice Cauuet, Pessac, Ausonius Éditions, collection DAN@ 9, 2023, p. 303-310.
BONNAMOUR G., BONNAMOUR R. (2019) – La mine médiévale et moderne de Cella à Joux en Beaujolais. Actes du colloque « Les métaux précieux en méditerranée médiévale. Exploitations, transformations, circulations, Aix-En-Provence, 2017 », BiAMA, PUP p. 183-192.
BONNAMOUR G. (2017) – Mines du Lyonnais et du Beaujolais. Actualité des recherches historiques et archéologiques (Rhône), Spéléo-dossier, CDS Rhône, n°40, mars 2017, p.117-125.
BONNAMOUR G., BONNAMOUR R. (2017) – Les mines de Joux et du Beaujolais. Journée d’actualité archéologique en Auvergne Rhône-Alpes 2016, SRA Auvergne Rhône-Alpes, Lyon, p. 81-86.
BONNAMOUR G., BONNAMOUR R. (2016) – Un petit district minier au cœur du Lyonnais et du Beaujolais. Les mines de Joux du XVème au XXème siècle, entre sources documentaires et vestiges, Histoire et patrimoine de Roanne et sa région, n°22, mars 2016, p. 27-54.
BONNAMOUR G. (2016) – Les mines de cuivre et de plomb du Lyonnais et du Beaujolais au XVIIIème siècle d’après les sources écrites : Des hommes, des ressources et des techniques, L’Araire, n°186, Sept.. 2016, p. 5-28.
BONNAMOUR G., ARLES A., BONNAMOUR R. (2014) – Know-How of miners from Lyonnais and Beaujolais : from the notebook to the photogrammetry, the study of fire setting and poll-pick techniques in Joux mines (Rhône, France). Research and preservation of ancient mining areas. 9th International symposium on archeological Mining History of trento (Italy),yearbook of the Institute Europa Subterranea. Juin 2014. p.218-237.
BONNAMOUR G., BONNAMOUR R. (2013) – La mine du Soupat (Vaugneray, 69). Observations archéologiques pour une mine de plomb et d’argent du Lyonnais, L’Araire, n°175, déc. 2013, p.7-25.
BONNAMOUR G., BONNAMOUR R. (2011) – Les cavités artificielles du Rhône : des témoins de l’exploitation des ressources minérales – STYX 2010, 40 ans d’explos…, Equipe d’Exploration Spéléologique de Villefranche, Lyon, 42-55.



