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Home  > Références  >  RN221

  • Type :
    Archéologie préventive
  • Périodes :
    Antique
  • Sujets et thèmes :
    Aqueduc (de Périgueux)
  • Dates :
    13/08/2018 - 28/09/2018
  • Surface :
    2350 m²
  • Aménageur :
    DREAL Nouvelle Aquitaine

RN221 - Boulazac (Dordogne)

Une opération de fouille archéologique préventive a été menée sur les communes de Boulazac et de Saint-Laurent-sur-Manoire (Dordogne), au lieu-dit « Rétablissement ZAE Grand Font » et à proximité du Château Lieu-Dieu, sur une surface de 2350 m2. Elle découle d’un projet de recalibrage de la route nationale 221, à la sortie sud-est de Périgueux, envisagé par la DREAL Nouvelle Aquitaine sur un secteur parcouru par un ouvrage antique connu depuis au moins la première moitié du XIXe siècle : l’aqueduc gallo-romain dit de Grand Font, alimentant la ville antique de Périgueux-Vesunna.

Cet aqueduc permettait d’acheminer l’eau sur 7 km depuis la source captée de Grand Font, située à proximité de l’emprise de la fouille. C’est à Charles Durand que l’on doit, au début du XXe siècle, les recherches les plus importantes sur cet ouvrage, tant sur son tracé, ses techniques de construction, sa datation, que sur son fonctionnement hydraulique. Ces dernières années ont permis d’approfondir notre connaissance de l’édifice, via notamment les différentes interventions de diagnostic archéologique réalisées par l’INRAP et la tenue d’un PCR dirigé par Lætitia Borau (CNRS).

Les deux secteurs investigués ont révélé l’aqueduc antique. Dans le secteur de la ZAE, à proximité de la source, ce sont en réalité deux branches qui ont été découvertes, deux conduites originellement enfouies à fleur de terre. La principale, celle déjà connue, se suit de sud-est en nord-ouest sur une longueur d’environ 65 m, soit presque la totalité de l’emprise, avant que le canal maçonné ne prenne une direction plus axée vers l’ouest et ne sorte des limites du secteur. Elle correspond à un volume de béton de tuileau sur lequel viennent se positionner les piédroits, faits du même matériau. Un retrait s’observe entre la base et les élévations du conduit. L’intérieur ne comporte aucun revêtement, mais un fin espace laissé entre le comblement et la paroi révèle toute l’épaisseur de mortier disparu depuis la fin de l’utilisation du canal. Le tout bénéficiait d’une couverture mixte, avec la pose régulière de larges dalles calcaires et, entre, la réalisation d’une voûte assez grossière. Deux blocs se distinguent par leurs dimensions. L’un des deux, en forme de « pyramidion » tronqué, était placé sur une portion voûtée de l’aqueduc et servait probablement à signaler en surface l’emplacement de la conduite. Le second n’est conservé qu’à moitié, mais on peut restituer un élément quadrangulaire formant comme une tête de puits, à l’ouverture coïncidant avec la largeur du conduit. Il s’agit certainement d’un regard.

La seconde conduite s’insère dans la première selon un axe nord/sud et marque une phase d’alimentation complémentaire depuis la source, selon un tracé plus direct. Elle est faite d’une succession de blocs de cunette monolithiques, en calcaire gris, de longueurs variables avec, pour celui le plus au sud, une hauteur de 70 cm pour un conduit profond de seulement 30 cm environ. Sont apparus sur les parois extérieures des trous de pinces quadrangulaires, ainsi que des encoches en partie basse, aux angles, permettant probablement l’ajustement des blocs une fois placés au fond de la tranchée de fondation. Un seul bloc de couverture a été trouvé en place. D’autres dalles s’observent le long de la canalisation ; elles sont toutes redressées, placées en oblique vers l’extérieur contre l’encaissant, indiquant que le conduit a été ouvert en ce secteur. La fouille montre que ces perturbations sont récentes ; elles pourraient révéler l’existence de fouilles anciennes.

Dans le secteur du Lieu-Dieu, en aval, l’aqueduc maçonné a été retrouvé sur environ 40 m. Il est très arasé, mais sa technique de construction est identique à celle de la conduite vue en secteur ZAE. Un bas fourneau a aussi été fouillé. La structure, en lien avec la métallurgie du fer, est remarquablement conservée, avec la base de la cuve en forme de dôme, l’ouverture inférieure intacte et la présence de la scorie au centre. Quelques trous de poteaux présents à proximité pourraient participer de sa protection.

Plus au nord, une zone rubéfiée d’environ 3 x 3 m correspond en définitive à un bâtiment, avec de nombreux éléments de torchis brûlé. Le plan au sol est de forme oblongue avec un accès à l’est formant une petite avancée. Un foyer est placé en position centrale. Le mobilier trouvé avec les restes de torchis effondrés renvoie vers des périodes préromaines.

 

  • Responsable d'opération
    Arnaud Coutelas
  • Contact responsable : arnaud.coutelas@arkemine.fr
  • Equipe de fouille :
    Adrien Arles (topo)
    Céline Beauchamp
    Lætitia Bonelli
    Lucie Da Cruz
    Sébastien Desguez
    Florian Leleu (RS)
  • Partenaires :
  • Suivi SRA :
    H. Gaillard
  • Avis CIRA :
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Aqueduc, bas fourneau, archéologie du bâti, paléométallurgie