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Home  > Références  >  A Sullana - Sant'Appianu

  • Type :
    Archéologie préventive
  • Périodes :
    Antiquité
  • Sujets et thèmes :
    Agglomération littorale de l’époque romaine tardive et nécropole paléochrétienne
  • Dates :
    22/08/2017 - 28/10/2017
  • Surface :
    2500 m²
  • Aménageur :
    Commune de Vico

A Sullana - Sant'Appianu - Vico (Corse du sud)

La fouille préventive conduite du 22 août au 28 octobre 2016 par la société ArkeMine sur le site d’A Sullana - Sant’Appianu à Vico (Corse-du-Sud) a apporté de nombreuses données nouvelles sur cet important établissement littoral tardo-antique, élevé au rang d’évêché sans doute durant le Ve s. Cette opération a en effet permis d’enrichir les connaissances sur l’occupation de la fin de l’Antiquité, en mettant au jour sur plus de 1500 m² un ensemble de bâtiments datant de cette période et d’étudier une partie de la nécropole associée à cette occupation, mais également d’aborder la question de la genèse du site durant le Haut-Empire.

Les premières traces d’occupation sur l’emprise de la fouille sont datées des Ier–IIe s. ap. J.-C. et présentent un caractère principalement artisanal. En effet, deux dépotoirs situés au sud du site livrent des témoignages d’une production de céramique sigillée (tessons surcuits et déformés et éléments de fours) et d’une probable activité métallurgique (forge et atelier de bronziers ?). De plus, au nord du site, une carrière semble utilisée durant la même période. Durant le IIIe s., celle-ci accueille un vaste dépotoir domestique, attestant l’existence à proximité d’un habitat.

Ensuite, après la mise en place d’un épais remblai de nivellement, des bâtiments sont édifiés sur l’ensemble de la zone, sans doute vers la fin du IIIe ou la première moitié du IVe s.. Construits à l’aide de blocs de granite local liés à l’argile, ils sont équipés de sols en terre et de toitures constituées de tegulae et d’imbrex. La plupart de ces espaces correspondent vraisemblablement à des pièces d’habitat, généralement de plan carré, d’une surface relativement modeste (entre une dizaine et une vingtaine de m²). Au nord de la zone, deux pièces se distinguent par leurs dimensions plus importantes (env. 30 m² chacune) et leurs aménagements internes. La première comporte deux bassins en béton de tuileau et la seconde une dizaine de fosses disposées de manière régulière. On peut sans doute interpréter cet ensemble comme une installation viticole, comprenant un pressoir et une cuve de décantation associés à un chai à dolia. Enfin, près de la limite orientale de l’emprise, c’est-à-dire à proximité immédiate de la lagune, plusieurs espaces, dont les sols étaient jonchés d’amphores brisées en place, pourraient correspondre à des entrepôts. Ces différents bâtiments sont desservis par une rue centrale orientée Est-Ouest, dans laquelle est installé un système de collecte des eaux de ruissellement constitué de canalisations en tuiles.

A la même époque, une nécropole se développe à une centaine de mètres à l’ouest de ces bâtiments. L’étude a porté sur 39 sépultures appartenant à cette vaste aire funéraire située en grande partie hors de l’emprise de la présente opération. Celles-ci correspondent à des inhumations en amphores et sous tuiles en bâtière, disposées dans un premier temps selon un axe Nord-Sud, puis orientées Est-Ouest. L’état de conservation des restes humains est très mauvais et les mobiliers d’accompagnement étaient presque totalement absents. Cette nécropole pourrait avoir été utilisée dès le IIIe s., mais la phase d’activité principale semble concerner le IVe s. et la première moitié du Ve s.

Vers le milieu ou la seconde moitié du Ve s., une destruction violente affecte l’ensemble de la zone bâtie. Elle se manifeste dans plusieurs espaces, en particulier dans toute la partie sud du quartier, par un niveau d’incendie surmonté de toitures effondrées. A la même époque, l’utilisation de la nécropole semble s’interrompre. Sur les deux zones étudiées, aucune trace de réoccupation ou même de fréquentation après la fin du Ve s. n’a été observée, la population se regroupant sans doute alors au plus près de la cathédrale.

  • Responsable d'opération
    Guillaume Duperron
  • Contact responsable : guillaume.duperron@arkemine.fr
  • Equipe de fouille :
    A. Arles
    N. Ameziane-Federzoni
    F. Bigot
    A.-G. Corbara
    A. Coutelas
    S. Desguez
    S. El Hattab
    A. Palmade
    E. Tomas
  • Partenaires :
    D. Istria (CNRS - LA3M)
  • Suivi SRA :
    F. Léandri
  • Avis CIRA :


Agglomération littorale, port, entrepôt, artisanat, viticulture, carrière, amphore, nécropole