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Home  > Références  >  Prés du Fol

  • Type :
    Archéologie préventive
  • Périodes :
    Médiévale
  • Sujets et thèmes :
    Habitat et atelier métallurgique
  • Dates :
    01/09/2014 - 26/09/2014
  • Surface :
    7000 m²
  • Aménageur :
    SCI Prés du Fol

Prés du Fol - Héricourt (Haute-Saône)

Le projet d'aménagement d'un centre commercial sur la commune d'Héricourt au lieu-dit Le Prés du Fol a motivé une intervention archéologique. Les vestiges découverts à l'occasion du diagnostic mettaient en évidence la présence épars de trous de poteaux, de céramique ainsi que de quelques scories.

Du 1er au 26 septembre 2014, une fouille préventive motivée par trois objectifs été menée sur une emprise de prescription d'environ 7200 m². Il s'agissait de :

- préciser l'organisation et l'évolution de l'occupation au Moyen Âge ;

- déterminer la nature des aménagements en bois liés au ruisseau ;

- et de caractériser l'activité métallurgique.

 C'est avec succès que l'opération d'archéologie préventive a permis d'apporter des éléments répondant à ces problématiques. Tout d'abord, ce sont les vestiges de trois bâtiments mérovingiens sur poteaux qui ont été repérés. Leur champ chronologique d'occupation a été fixé en fonction du mobilier céramique découvert.

L'examen du ruisseau a pour sa part permis de mettre en évidence les différentes évolutions de son lit et également de découvrir un aménagement constitué de six poteaux formant un ponton. La datation de ces vestiges a nécessité une analyse par dendrochronologie entreprise par le Centre d'Études en Dendrochronologie et de Recherche en Écologie et paléo-écologie. Les résultats permettent de proposer une datation du VIe siècle pour la période d'abattage.

Enfin l'activité métallurgique est documentée par de nombreux déchets métallurgiques. La masse indifférenciée de scories retrouvée sur le site est d'environ 80 kg et se compose de culots de forge et de scories coulées de réduction. Les culots de forge représentent près de 86 % de la masse totale. Malgré une importante fragmentation du matériel, le nombre de ces culots a été estimé à 450 pour l'ensemble de la surface décapée.

La masse de scories coulées est dérisoire face au volume de métal travaillé à la forge. La réduction directe a peut être été effectuée sur le site, mais vraisemblablement en très peu d'occasions, et en aucun cas cette éventuelle production ne correspond au volume de travail constaté pour la forge. Le métal était donc produit ailleurs puis ramené et travaillé sur le site.

L'étude de la carte de répartition des culots et des prélèvements permet de localiser deux ateliers sur l'emprise. Pour chacun d'eux, la diversité des types de culots retrouvés laisse envisager un travail de forge diversifié.

Ces deux ateliers pourraient être très proches chronologiquement (en attente des résultats de datations par radiocarbone). L’idée d'une concomitance de deux ateliers de forges semble irréaliste face à la faiblesse du peuplement de cet habitat. On peut avancer l'hypothèse qu'un même forgeron a simplement déplacé son atelier, pour le rapprocher des habitations ou au contraire pour l'éloigner.

 

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